mardi 19 octobre 2010
jeudi 25 février 2010
Fès, le Moussem de Moulay Idriss
Idriss II, fondateur de Fès en l’an 809, est ainsi fêté chaque année en automne depuis plus d’un millénaire.
Après le pèlerinage de La Mecque, le pèlerinage à Moulay Idriss durant le moussem est le plus important pour les musulmans marocains. Ce moussem se déroule sur trois week-end de la mi-septembre à la fin septembre. La baraka du saint est si grande que 7 pèlerinages peuvent remplacer, selon la tradition populaire, le grand pèlerinage vers la Mecque.
Les non musulmans sont priés d’éviter de s’y rendre durant les jours de festivités.
Après le pèlerinage de La Mecque, le pèlerinage à Moulay Idriss durant le moussem est le plus important pour les musulmans marocains. Ce moussem se déroule sur trois week-end de la mi-septembre à la fin septembre. La baraka du saint est si grande que 7 pèlerinages peuvent remplacer, selon la tradition populaire, le grand pèlerinage vers la Mecque.
Les non musulmans sont priés d’éviter de s’y rendre durant les jours de festivités.
jeudi 21 janvier 2010
mardi 7 juillet 2009
Dynasties Islamiques du Maroc - Les Idrissides
Contrairement aux provinces et contrées de l’Orient, l’islamisation du Maroc n‘était pas facile puisqu’elle pris un demi-siècle de conquête.
Après la conversion de la population locale apparut les prémices d’une volonté de se détacher de la tutelle des Califes de l’Orient. Ces tentatives allaient se solder en 788 J-c par l’apparition de la première dynastie islamique au Maroc, celle des Idrissides. L‘homme qui était derrière cet exploit politique était le chérif Idriss ibn Abdellah, descendant du prophète. Échappé au massacre perpétré par les Abbasides à l’issu de la bataille de Fakh près de la Mecque (786 JC) il s’installe à Walili
(volubilis). Supporté par les Awraba auxquels allaient s’ajouter d’autres tribus amazigh, il commence à se créer un royaume. Tour à tour il soumit Tamesna (région de Salé) Fazaz (région d’Azrou-Aïn Leuh) puis gagne Telemcen. L’Imam Idrisse mourut en 791 J-c assassiné par un émissaire du Calif abbaside . Son fils Idrisse II, né deux mois après, était reconnu solennellement à l’âge de 12 ans. Très tôt il montre des affinités politiques. Ainsi il fonde la ville e Fès et étend son pouvoir sur l’ensemble du Maroc. Pour la première fois les tribus amazigh, jusque là indépendantes, étaient réunies sous une seule autorité musulmane.
Après la conversion de la population locale apparut les prémices d’une volonté de se détacher de la tutelle des Califes de l’Orient. Ces tentatives allaient se solder en 788 J-c par l’apparition de la première dynastie islamique au Maroc, celle des Idrissides. L‘homme qui était derrière cet exploit politique était le chérif Idriss ibn Abdellah, descendant du prophète. Échappé au massacre perpétré par les Abbasides à l’issu de la bataille de Fakh près de la Mecque (786 JC) il s’installe à Walili
(volubilis). Supporté par les Awraba auxquels allaient s’ajouter d’autres tribus amazigh, il commence à se créer un royaume. Tour à tour il soumit Tamesna (région de Salé) Fazaz (région d’Azrou-Aïn Leuh) puis gagne Telemcen. L’Imam Idrisse mourut en 791 J-c assassiné par un émissaire du Calif abbaside . Son fils Idrisse II, né deux mois après, était reconnu solennellement à l’âge de 12 ans. Très tôt il montre des affinités politiques. Ainsi il fonde la ville e Fès et étend son pouvoir sur l’ensemble du Maroc. Pour la première fois les tribus amazigh, jusque là indépendantes, étaient réunies sous une seule autorité musulmane.
jeudi 26 février 2009
Fès, présentation de la ville
Où dormir à Fès?
La plus ancienne des cités impériales, Fès (1 million d’habitants) est le cœur symbolique et la capitale culturelle du Maroc.
Berceau d’une monarchie millénaire, Fès fut aussi pendant longtemps la capitale politique de l’empire chérifien.
C’est en 789, qu’Idriss Ier, fondateur de la première dynastie impériale du pays, établit une petite ville berbère sur la rive droite de l’oued. En 809, son fils Idriss II, fondait à son tour, de l’autre côté de la rivière, une vraie ville musulmane, avec son palais royal, sa mosquée, ses canaux et ses murailles.
En 817, fuyant Cordoue, 8000 familles musulmanes andalouses
chassées par les Omeyades, s’installèrent à Fès ; un peu plus tard, des arabes de Kairouan (Tunisie) vinrent aussi y chercher refuge. Des juifs s’établirent également en grand nombre. Toutes ces populations apportèrent chacune leur patrimoine religieux, culturel et architectural, créant ainsi les bases de la grandeur de la ville.
Avec l’arrivée des Almoravides en 1070, qui régnèrent 80 ans sur la ville, ce fut le début de l’âge d’or : ils réunirent les deux villes dans une même enceinte et en firent la deuxième ville du pays, après Marrakech (fondée par eux à la même époque).
Avec les Almohades au XII ème et XIII ème siècle, Fès devint une grande cité religieuse et intellectuelle (mosquée et université Karaouine).
Sous les Mérinides, au XIV ème siècle, Fès se trouve à la tête d’un vaste empire et atteint son apogée (avec la floraison de fastueuses demeures, de mosquées, et de médersas accueillant les étudiants attirés par le renom de l’université).
Puis, après un certain déclin sous le règne des Saadiens (qui préféraient Marrakech) et des Alaouites (qui délaissèrent quelque temps la cité pour Meknès), les sultans revinrent y résider afin de maintenir leur mainmise sur le Nord.
Au XIX ème siècle, la ville a conservé un immense prestige et sa vieille université Karaouine rayonne sur le monde musulman (elle continue de fournir au Gouvernement nombre de ses cadres). Les commerçants fassis ont acquis une grande réputation et constitué une bourgeoisie d’affaires influente.
Mais au début du XX ème siècle, accablée de difficultés économiques et politiques (Fès, volontiers frondeuse, se trouve souvent en conflit avec le sultan), le mécontentement est général, la révolte est partout et le pouvoir est débordé. En 1911, Fès est investie par des tribus berbères et le sultan doit faire appel aux troupes françaises pour sauver son trône ; l’année suivante, le traité de Fès sera signé et peu après l’arrivée de Lyautey, le nouveau sultan quitte la ville millénaire pour Rabat : Fès n’est plus la capitale du Maroc.
La plus ancienne des cités impériales, Fès (1 million d’habitants) est le cœur symbolique et la capitale culturelle du Maroc.
Berceau d’une monarchie millénaire, Fès fut aussi pendant longtemps la capitale politique de l’empire chérifien.
C’est en 789, qu’Idriss Ier, fondateur de la première dynastie impériale du pays, établit une petite ville berbère sur la rive droite de l’oued. En 809, son fils Idriss II, fondait à son tour, de l’autre côté de la rivière, une vraie ville musulmane, avec son palais royal, sa mosquée, ses canaux et ses murailles.
En 817, fuyant Cordoue, 8000 familles musulmanes andalouses
chassées par les Omeyades, s’installèrent à Fès ; un peu plus tard, des arabes de Kairouan (Tunisie) vinrent aussi y chercher refuge. Des juifs s’établirent également en grand nombre. Toutes ces populations apportèrent chacune leur patrimoine religieux, culturel et architectural, créant ainsi les bases de la grandeur de la ville.
Avec l’arrivée des Almoravides en 1070, qui régnèrent 80 ans sur la ville, ce fut le début de l’âge d’or : ils réunirent les deux villes dans une même enceinte et en firent la deuxième ville du pays, après Marrakech (fondée par eux à la même époque).
Avec les Almohades au XII ème et XIII ème siècle, Fès devint une grande cité religieuse et intellectuelle (mosquée et université Karaouine).
Sous les Mérinides, au XIV ème siècle, Fès se trouve à la tête d’un vaste empire et atteint son apogée (avec la floraison de fastueuses demeures, de mosquées, et de médersas accueillant les étudiants attirés par le renom de l’université).
Puis, après un certain déclin sous le règne des Saadiens (qui préféraient Marrakech) et des Alaouites (qui délaissèrent quelque temps la cité pour Meknès), les sultans revinrent y résider afin de maintenir leur mainmise sur le Nord.
Au XIX ème siècle, la ville a conservé un immense prestige et sa vieille université Karaouine rayonne sur le monde musulman (elle continue de fournir au Gouvernement nombre de ses cadres). Les commerçants fassis ont acquis une grande réputation et constitué une bourgeoisie d’affaires influente.
Mais au début du XX ème siècle, accablée de difficultés économiques et politiques (Fès, volontiers frondeuse, se trouve souvent en conflit avec le sultan), le mécontentement est général, la révolte est partout et le pouvoir est débordé. En 1911, Fès est investie par des tribus berbères et le sultan doit faire appel aux troupes françaises pour sauver son trône ; l’année suivante, le traité de Fès sera signé et peu après l’arrivée de Lyautey, le nouveau sultan quitte la ville millénaire pour Rabat : Fès n’est plus la capitale du Maroc.
mardi 16 décembre 2008
Sefrou, présentation de la ville
Situé à 38 km au Sud-Est de Fès, Sefrou est une ville entourée de vergers et étagée entre 800 et 900 m d’altitude sur les deux rives de l’oued Aggai, qu’enjambent plusieurs ponts voûtés.
Elle occupe un site séduisant aux confins de la plaine de Fès et des plateaux du Moyen Atlas. Cascades et ruisseaux coulent dans un lit de verdure, grâce aux sources abondantes qui jaillissent à la base des plateaux.
Cette petite ville blanche au pied du Moyen Atlas avait déjà acquis quelque importance au 12ème siècle, grâce à sa situation entre Fès et le Tafilalt. Elle se développa encore un siècle plus tard, lorsqu’elle reçut une forte communauté juive, venue en partie du Sud algérien. L’ancien mellah occupe ainsi une grande partie de la vieille ville murée.
Centre d’artisanat et marché agricole pour les céréales et les fruits. Les cerises de Sefrou sont renommées. Chaque année en juin, la fête des Cerises donne lieu à des réjouissances, chants berbères, danses du pays, fantasia, défilé de chars, sous la présidence de la « Reine des Cerises » et de ses suivantes.
Elle occupe un site séduisant aux confins de la plaine de Fès et des plateaux du Moyen Atlas. Cascades et ruisseaux coulent dans un lit de verdure, grâce aux sources abondantes qui jaillissent à la base des plateaux.
Cette petite ville blanche au pied du Moyen Atlas avait déjà acquis quelque importance au 12ème siècle, grâce à sa situation entre Fès et le Tafilalt. Elle se développa encore un siècle plus tard, lorsqu’elle reçut une forte communauté juive, venue en partie du Sud algérien. L’ancien mellah occupe ainsi une grande partie de la vieille ville murée.
Centre d’artisanat et marché agricole pour les céréales et les fruits. Les cerises de Sefrou sont renommées. Chaque année en juin, la fête des Cerises donne lieu à des réjouissances, chants berbères, danses du pays, fantasia, défilé de chars, sous la présidence de la « Reine des Cerises » et de ses suivantes.
mercredi 15 octobre 2008
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