jeudi 26 février 2009

Fès, présentation de la ville

Où dormir à Fès?

La plus ancienne des cités impériales, Fès (1 million d’habitants) est le cœur symbolique et la capitale culturelle du Maroc.
Berceau d’une monarchie millénaire, Fès fut aussi pendant longtemps la capitale politique de l’empire chérifien.

C’est en 789, qu’Idriss Ier, fondateur de la première dynastie impériale du pays, établit une petite ville berbère sur la rive droite de l’oued. En 809, son fils Idriss II, fondait à son tour, de l’autre côté de la rivière, une vraie ville musulmane, avec son palais royal, sa mosquée, ses canaux et ses murailles.

En 817, fuyant Cordoue, 8000 familles musulmanes andalouses
chassées par les Omeyades, s’installèrent à Fès ; un peu plus tard, des arabes de Kairouan (Tunisie) vinrent aussi y chercher refuge. Des juifs s’établirent également en grand nombre. Toutes ces populations apportèrent chacune leur patrimoine religieux, culturel et architectural, créant ainsi les bases de la grandeur de la ville.

Avec l’arrivée des Almoravides en 1070, qui régnèrent 80 ans sur la ville, ce fut le début de l’âge d’or : ils réunirent les deux villes dans une même enceinte et en firent la deuxième ville du pays, après Marrakech (fondée par eux à la même époque).

Avec les Almohades au XII ème et XIII ème siècle, Fès devint une grande cité religieuse et intellectuelle (mosquée et université Karaouine).

Sous les Mérinides, au XIV ème siècle, Fès se trouve à la tête d’un vaste empire et atteint son apogée (avec la floraison de fastueuses demeures, de mosquées, et de médersas accueillant les étudiants attirés par le renom de l’université).

Puis, après un certain déclin sous le règne des Saadiens (qui préféraient Marrakech) et des Alaouites (qui délaissèrent quelque temps la cité pour Meknès), les sultans revinrent y résider afin de maintenir leur mainmise sur le Nord.

Au XIX ème siècle, la ville a conservé un immense prestige et sa vieille université Karaouine rayonne sur le monde musulman (elle continue de fournir au Gouvernement nombre de ses cadres). Les commerçants fassis ont acquis une grande réputation et constitué une bourgeoisie d’affaires influente.

Mais au début du XX ème siècle, accablée de difficultés économiques et politiques (Fès, volontiers frondeuse, se trouve souvent en conflit avec le sultan), le mécontentement est général, la révolte est partout et le pouvoir est débordé. En 1911, Fès est investie par des tribus berbères et le sultan doit faire appel aux troupes françaises pour sauver son trône ; l’année suivante, le traité de Fès sera signé et peu après l’arrivée de Lyautey, le nouveau sultan quitte la ville millénaire pour Rabat : Fès n’est plus la capitale du Maroc.

mardi 16 décembre 2008

Sefrou, présentation de la ville

Situé à 38 km au Sud-Est de Fès, Sefrou est une ville entourée de vergers et étagée entre 800 et 900 m d’altitude sur les deux rives de l’oued Aggai, qu’enjambent plusieurs ponts voûtés.
Elle occupe un site séduisant aux confins de la plaine de Fès et des plateaux du Moyen Atlas. Cascades et ruisseaux coulent dans un lit de verdure, grâce aux sources abondantes qui jaillissent à la base des plateaux.
Cette petite ville blanche au pied du Moyen Atlas avait déjà acquis quelque importance au 12ème siècle, grâce à sa situation entre Fès et le Tafilalt. Elle se développa encore un siècle plus tard, lorsqu’elle reçut une forte communauté juive, venue en partie du Sud algérien. L’ancien mellah occupe ainsi une grande partie de la vieille ville murée.
Centre d’artisanat et marché agricole pour les céréales et les fruits. Les cerises de Sefrou sont renommées. Chaque année en juin, la fête des Cerises donne lieu à des réjouissances, chants berbères, danses du pays, fantasia, défilé de chars, sous la présidence de la « Reine des Cerises » et de ses suivantes.

lundi 14 avril 2008

Azrou, présentation et visites

A 80 km de Fès, petite bourgade d’origine berbère en altitude (1 250 m d’altitude), qui doit son nom à un gros piton rocheux (‘azrou’ signifie rocher). Son originalité : les hautes toitures de tuiles vertes, qui jettent une note aussi insolite que charmante. Une situation privilégiée avec un climat tempéré, des pistes de ski et la proximité d’une forêt de cèdres. C’est aussi le marché principal de la tribu berbère des Beni Mguild, dont une minorité pratique encore une forme de semi-nomadisme.
A voir :
L’ensemble artisanal : avec son atelier de ferronnerie, ses objets de bois taillés dans le cèdre ou l’acajou et son atelier de tapis aux dessins géométriques
Le Village berbère : tout à fait caractéristique, un peu à l’écart de la ville, qui s’étage à flanc de montagne, avec ses petites maisons de torchis à toit plat ; on en a une pittoresque vue d’ensemble à la sortie Ouest d’Azrou
La Forêt de cèdres et de chênes verts : avec une route entre 1 500 et 1 800 m d’altitude, qui offre des paysages variés : plateaux calcaires avec de curieuses roches en forme de champignons, cuvettes occupées par de petits lacs, nombreux troupeaux de moutons et parfois même de…petits singes

vendredi 28 mars 2008

Oukaïmeden , la vallée aux villages

C'est une balade agréable, accessible à tout marcheur quelque soit son niveau.
Les villages typiques : Gliz, Agadir, Tidli, Tinoughar, leurs habitants, l'économie agricole basée sur un système millénaire d'irrigation et de terrasses d'une grande ingéniosité, une forêt de génévriers thurifères "Le bois des fiancés", tout est là pour donner aux randonneurs un bon aperçu de la montagne marocaine et de ses spécificités.
Au départ de l’Oukaïmeden, monter vers le col de l'ancienne parabole, puis piquer par le chemin muletier vers la vallée et les villages. Le retour par le
même chemin.